top of page

Le couple à l'épreuve des vacances : pourquoi l'été révèle (et parfois casse) ce que l'on croyait solide

  • Photo du rédacteur: Sandra Saint-Aimé
    Sandra Saint-Aimé
  • il y a 7 minutes
  • 4 min de lecture

Temps de lecture : 6 minutes — par Sandra Saint-Aimé, thérapeute de couple et sexologue clinicienne, Fondatrice des Cabinets Saint-Aimé (Toulouse & Bordeaux)


On les attend toute l'année. On les imagine douces, ensoleillées, réparatrices. Et pourtant, chaque mois de septembre, mon agenda raconte une autre histoire : c'est juste après les vacances que les couples poussent le plus souvent la porte de mon cabinet.

Ce n'est pas un hasard. Les vacances ne créent pas les problèmes de couple. Elles les révèlent. Et cette nuance change tout.


Couple face à la mer

Pourquoi l'été agit comme un révélateur

Pendant onze mois, la vie de couple avance à un rythme qui arrange bien du monde : le travail, les enfants, les trajets, les listes de courses, les écrans le soir. Cette mécanique du quotidien fait office d'anesthésiant. On se croise, on se coordonne, on « fonctionne ». On ne se regarde plus vraiment — mais on ne s'en rend pas compte, parce qu'il n'y a jamais le temps de s'en rendre compte.

Puis arrivent les vacances. D'un coup, on retire l'anesthésiant. Deux personnes se retrouvent face à face, 24 heures sur 24, sans le tampon des obligations. Et c'est là que remontent les vraies questions : A-t-on encore des choses à se dire ? Est-ce qu'on se désire encore ? Est-ce qu'on rit encore ensemble ?

Les vacances ne sont pas le problème. Elles sont le miroir. Un miroir grossissant, sans filtre, que l'on ne peut plus contourner.


Les trois tensions que je vois revenir chaque été dans les couples

1. Le décalage des attentes

L'un rêve de ne rien faire, l'autre a préparé un programme digne d'un tour-opérateur. L'un veut du monde et de l'animation, l'autre du silence et du repos. Ces attentes n'ont jamais été verbalisées, parce qu'on a supposé que « c'était évident ». Le résultat : deux personnes déçues qui pensent chacune que l'autre « gâche » les vacances.


2. La surchauffe de la proximité

Passer de quelques heures de présence quotidienne à une présence totale, c'est un choc pour beaucoup de couples. Sans espace personnel, sans respiration, les petits agacements du quotidien deviennent des étincelles. On appelle cela, dans mon métier, l'effet cocotte-minute : la pression monte parce qu'il n'y a plus aucune soupape.


3. Le rendez-vous manqué de l'intimité

C'est le paradoxe le plus fréquent. On imagine les vacances comme le moment idéal pour retrouver une sexualité épanouie… et il ne se passe rien. Fatigue accumulée, enfants dans la chambre d'à côté, corps que l'on n'ose plus montrer, désir qui ne revient pas sur commande. Le silence sexuel de l'année devient soudain visible, et lourd.


Ce que ces tensions veulent vraiment dire

Voici ce que 25 ans de pratique m'ont appris, et c'est le message le plus important de cet article : une crise de couple pendant les vacances n'est pas un signe de fin. C'est un signal.

Un signal que quelque chose demande à être regardé, nommé, réajusté. Les couples qui vont mal ne sont pas ceux qui traversent des tensions, ce sont ceux qui les enterrent en attendant qu'elles disparaissent toutes seules. Elles ne disparaissent jamais toutes seules. Elles reviennent, plus grosses, l'été suivant.

La bonne nouvelle, c'est que ce qui se révèle peut se réparer. À condition de ne pas laisser le silence reprendre le dessus dès la rentrée.


Trois gestes concrets à poser dès cet été

Instaurez un vrai temps de parole, sans écran et sans enfant. Vingt minutes, chaque jour, où vous parlez de vous, pas de l'intendance. La question qui change tout : « De quoi as-tu besoin en ce moment ? » Et surtout : écoutez la réponse sans la corriger.


Autorisez-vous des respirations séparées. Aimer quelqu'un ne signifie pas fusionner avec lui. Une matinée chacun de son côté n'est pas un échec du couple — c'est ce qui permet de se retrouver avec plaisir plutôt que par obligation.

Ne confondez pas absence de dispute et bonne santé du couple. Le vrai indicateur, ce n'est pas le silence : c'est la qualité de vos échanges, de votre complicité et de votre désir. Un couple qui ne se dispute plus n'est pas forcément un couple qui va bien. Parfois, c'est un couple qui a cessé d'essayer.


Et si vous faisiez de cette rentrée un vrai nouveau départ ?

Chaque année, les couples qui transforment durablement leur relation ont un point commun : ils n'ont pas attendu que « ça passe ». Ils ont choisi d'agir au bon moment, c'est-à-dire tant que le lien est encore vivant et que les mots peuvent encore circuler.

La thérapie de couple n'est pas un aveu d'échec. C'est, au contraire, l'un des plus beaux gestes d'engagement : celui de dire « nous comptons assez pour qu'on s'en occupe sérieusement. » Dans mes cabinets de Toulouse et de Bordeaux, comme en téléconsultation, mes collaborateurs.trices et moi-même accompagnons chaque année des dizaines de couples à sortir du silence et à retrouver ce qui les avait réunis — parfois même plus fort qu'avant.

La rentrée est le moment idéal pour poser ce premier pas. Les créneaux de septembre partent vite : anticiper, c'est déjà prendre soin de votre couple.

Prenez rendez-vous dès maintenant — en cabinet à Toulouse ou Bordeaux, ou en téléconsultation (Zoom, WhatsApp, FaceTime). 📞 Secrétariat : 05 61 80 44 04
🔗 Réservez votre créneau en ligne avec Sandra Saint-Aimé ou un.e professionnel.le de son équipe: prise de rendez-vous

Sandra Saint-Aimé — Thérapeute de couple & sexologue clinicienne. Présidente du Syndicat National des Sexologues Cliniciens, Fondatrice des Cabinets de psychothérapie Saint-Aimé.

bottom of page